INTERDIT DE PARLER LE PATOIS LOCAL À LAOAG !
En fait le Ilocano est une langue à part entière. Cela me rappelle des temps anciens. Ces élèves du primaire qui continuaient à parler le patois corrézien lors du trimestre que j’ai passé à l’école d’Eyrein. Moi, qu’ils traitaient de Parigot, quand ils n’ajoutaient pas tête de veau, de façon à faire rimer la chose. Alors que je n’étais qu’en transit entre Antilles et Afrique de l’Ouest ! Mais savaient-ils même où se trouvait l’Afrique ces enfants de paysans d’une région reculée de la France ? Les gamins de nos jours se plaignent d’avoir parfois à marcher quelques mètres pour se rendre à leur école. Nous, gamins de six, sept ans, faisions plus d’un kilomètre pour revenir à la Jugie. Que dire de ceux qui habitaient le Peuch ou Treins et qui matin et soir, qu’il pleuve, vente ou neige, devaient effectuer plus de quatre kilomètres pour se rendre et revenir de l’école. Mais les routes étaient sûres et cela nous permettait de jouer sur le chemin du retour, car ...